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Pourquoi militer ? (suite de la suite)

18 décembre 2007

Comme ça on est plus près des gens

A une époque où le chacun pour soi règne en maitre, quoi de mieux que d’aller soi même au contact de nos semblables ? Il faut s’y faire, si on ne fait pas le premier pas ce n’est pas eux qui viendront vers nous. Et en plus on a une réelle plus value, puisqu’on a un « message ». Oui madame, un message ! C’est comme Coca cola, Jean Paul Gauthier ou Karl Marx, on a des trucs à dire, mais en mieux, puisqu’on a une solution à l’injustice, oui madame ! Et même pas on demande de l’argent, à nos stands la seule chose qu’on attend c’est un peu de temps et de disponibilité de cerveau, c’est comme TF1 mais en plus court.

Un militant ça communique. C’est comme pour les chasseurs, il y a les bons militants et il y a les mauvais militants. Le bon militant c’est celui qui voit passer un passant innocent et l’attire, le mauvais militant il est à l’affût, aperçoit le passant innocent, il l’appâte… mais c’est un mauvais militant…

En gros militer c’est discuter, ça va il y a bien plus désagréable dans l’existence. On attire l’oeil par une ingénieuse mise en scène constituée d’une imagerie binaire : le mal, les animaux torturés pour le plaisir du palais ou pour toute autre nécessité fallacieuse, et le bien, manger autrement, repenser notre rapport au monde et aux autres. Tout cela distillé par le choix ou la création de photos et de bannières intelligemment disposées autour du noyau, de la maison dans laquelle on invite nos amis les humains, en d’autres termes : notre légendaire tonnelle.

La discussion c’est d’abord donner envie à l’autre de venir, lui remettre une invitation attrayante en bonne et due forme. Ensuite on entre dans la partie la plus ardue : écouter l’autre. Parce qu’il ne faut pas se voiler la face, celui qui s’arrête à notre stand, il ne vient pas que pour la beauté du geste ou pour se faire de nouveaux copains, non il est humain et il a besoin de parler de lui. Et franchement ça tombe bien parce que de l’autre côté de la table se trouvent des humains également, qui ont pour rêve secret de parler d’eux également.

Comment résoudre ce précieux foutoir ?

Par l’écoute tout simplement… D’abord écouter la personne qui est venue à nous, c’est notre invitée, on lui doit respect et hospitalité, après tout il a tout de même fait la démarche, si compliquée de nos jours, d’aborder des étrangers et de s’entretenir avec eux.

Qu’à-t-elle à nous dire d’elle-même ? Souvent un message simple mais tellement profond. Ce qu’elle voit la révulse. Des veaux dans un abattoir c’est monstrueux, des électrodes dans le crâne trépané d’un chat c’est abominable, toute cette détresse dans ces milliards de yeux c’est intolérable. Et oui très souvent on retrouve le même discours qui a amené la plupart des végétariens là où ils en sont dans la bouche même de ceux qui ne le sont pas. Etrange, non ? Qu’est-ce qui fait que la même cause ne produise pas forcément les mêmes effets ?

Continuons à les écouter, ces braves âmes dégoutées par tant de souffrance.

« il faut bien manger » « j’aime trop la viande » « il y a des manières de tuer les animaux sans souffrir » « je prends ma viande que dans une ferme près de chez moi où ils respectent les animaux » « dans les cirques les animaux sont heureux » « oui mais ca se passe en Chine » « occupez vous déjà des humains »etc etc

Les réponses à toutes ces questions, on les a tous ou on les aura un jour, des réponses intimes puisées au fond, faisons fonctionner nos émotions, nos méninges et partageons nos expériences, c’est juste cela militer.

Lors des stands, on rencontre toutes sortes de personnes, et c’est là que ça peut devenir amusant, principalement des jeunes mais tous les âges sont représentés, toutes les cultures et les deux sexes également. Des végétariens isolés désespérés de ne trouver personne qui partagent leurs valeurs, des végétariens en devenir, des défenseurs de certains animaux, des outrés de l’exploitation animale mais qui ont peur de franchir le pas à cause de la propagande ambiante anti végétarienne, des dégoutés des transports d’animaux, de l’élevage ou de la boucherie. Il faut aussi compter avec les dubitatifs qui s’interrogent sur la place que l’on accorde aux animaux alors qu’ « il y a des combats bien plus sérieux » et les provocateurs qui restent jamais bien longtemps pour nous conter avec fierté leur repas du midi constitué d’un bon steak de vache.

Mais il y a un côté très ludique également, parce que dans la rue rodent également des âmes en peine, parfois émouvantes et parfois amusantes. Ces silhouettes qu’on ne peut pas placer dans des cases sans que ça déborde dans la marge. J’aimerais ici rendre un hommage particulièrement poignant à cette jeune femme qui nous interpelle chaque semaine, nous entretenant chaque fois d’un sujet qui lui tient particulièrement à coeur, les lunettes, va savoir pourquoi, mais elle fait une fixation sur le sujet, elle est même capable de discerner les militants qui ont ôté leurs binocles d’une semaine à l’autre, son dada quand elle sera maitresse du monde : imposer le port des lunettes et la prison pour les récalcitrants. Nous ne connaissons pas encore sa position officielle sur les poltrons de la lentille. Au bagne les pleutres qui ne s’assument pas !


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