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Je possède des animaux

27 novembre 2007

il est dans la nature du vegan d’être contre toute forme d’exploitation animale, il est dans la nature du vegan de refuser la marchandisation des animaux, et comme la propriété c’est le vol le vegan lutte farouchement contre le concept d’animaux de compagnie.

Parce que tout ce qui est chez moi m’appartient, Alice m’appartient, la freebox m’appartient, les araignées et les insectes des coins de plafond m’appartiennent, l’eau dans les robinets m’appartient, et bien entendu les cinq chats et le chien qui vivent dans cet appartement m’appartiennent. Même ma propre vie m’appartient !

Enfin, dans les faits…

Parce qu’au final, rien de tout cela n’est à moi, les canalisations sont la propriété d’une société privée, la freebox m’est louée, Alice m’a été prêtée par elle-même, les araignées et les insectes ont jusqu’à présent refusé de signer le contrat de collocation que j’ai rédigé exprès en pattes de mouche. Même, l’appartement je paie chaque mois pour renouveler l’autorisation d’y séjourner. Et ma vie, me direz-vous ? Pour la maintenir telle quelle, il me faut réunir chaque année une certaine somme que je distribue à toutes sortes d’oeuvres de charité : taxe d’habitation, impôts, factures en tous genres.

Et Peluche, Pelote, et Ticon, et Grimace, et Quinquin, et Clémenceau ?

Ben pour des objets de déco, ils sont particulièrement turbulents et exigeants. Mes étagères ne réclament de promenade qu’à chaque nouveau déménagement, pas plus. Mes plaques chauffantes acceptent volontiers que je ne leur offre pas un tribut alimentaire pendant plusieurs jours sans s’en plaindre ni se répandre en urine et autres joyeusetés à travers les lieux.

Mais voilà que se profile la solution : ces animaux qui vivent chez moi (chiens, chats, araignées, insectes, acariens, etc) ne sont pas des objets. Il fallait y penser !

Bon ça, c’est fait, ma conscience s’est ouvert d’un degré. Soyons fou et sautons une deuxième marche sur l’échelle de la conscience éveillée : disons que même les lapins, boeufs, saumons, thons, dindes et cochons ne sont pas des objets, soyons grands princes et donnons leur la place tant désirée d’animaux-non-objets.

Donc pour le même prix, je respecte chiens, chats, veaux, vaches, cochons, poulets. Et je nourris toute ma basse coure non-objet de végétaux (z’avait qu’à avoir une conscience et un système nerveux bien fait ces abrutis, ils prendront pour les autres).

Donc, c’est bon je suis vegan ?

Ben non !

Pourquoi ?

Parce que je les enferme, parce que je les frustre de leurs instincts, parce que je les empêche de courir dans la rue, parce que je les stérilise, que je les ampute, que je leur dénie le plaisir de l’enfantement et de la copulation, que je leur interdis les combats, toutes griffes et crocs dehors, avec les matous du quartier, les courses si excitantes sous les roues des automobiles. Je suis un monstre.

Donc là, j’ai choisi d’ouvrir la cage aux oiseaux, les fenêtres plus précisément, les chats sont sortis, ils sont plus heureux depuis c’est certain, ça leur permet de se dépenser, de chasser des oiseaux (youpi), de risquer de se faire écraser (c’est les risques du métier) et de disparaître (3 mois que je n’ai pas eu de nouvelles d’Isis…)

Et pourtant, il faut bien qu’ils sortent, c’est dommage.

Et pourtant, ils ne sont pas ma propriété, il n’y a pas d’exploitation au sens mauvais du terme – parce que de l’exploitation au sens propre il y en aura nécessairement dès que deux individus, quel que soit l’espèce, le sexe ou l’âge sont en présence.

Je crois au contrat social chez les hommes, c’est à dire que deux personnes qui vivent ensemble doivent chacun apporter quelque chose à l’autre et en recevoir également une contrepartie. Je crois que ce concept doit s’élargir et transcender les espèces. Mes chats et mon chien ont la sécurité de l’emploi et le confort des repas quotidiens, je crois que je milite contre la souffrance animale, étant donné qu’ils ne consomment pas de cadavres d’autres animaux je pense rester cohérent.

Mais il y a une intelligentsia vegan qui lutte contre l’animal de compagnie, le pire c’est que je les comprend et que j’accepte leurs arguments. Chaque fois que l’homme cherche à interférer dans la vie des autres il fait pis que mal. Même une domestication pleine de bons sentiments et désireuse d’offrir le respect à l’animal aboutira encore une fois dans un mur, j’en suis persuadé. C’est pourquoi, également, au grand référendum : faut il oui ou non conserver la domestication ou l’abolir, je voterais pour l’abolition et pour la liberté des chiens, des chats et de tous leurs amis de vivre leur vie comme ils l’entendent. S’ils désirent pratiquer le saut d’obstacle au milieu des autoroutes grand bien leur fasse, ce n’est pas notre problème, je crois véritablement à la nécessité de limiter notre champ de contrôle à nous mêmes : à la sap sap family, c’est déjà suffisamment fastidieux et ample pour nous occuper encore quelques années… et nous occuper de nous commence par nous respecter nous même en acceptant la différence de l’autre.

Aujourd’hui l’animal domestique existe, il pullule dans des dortoirs mouroirs, euphémisés sous le nom de refuge (imaginez si l’on « endormait » les orphelins, les nécessiteux et les vieux, sous prétexte que la place ou les sous ne suivent pas…), c’est de notre devoir (dans les limites de nos possibilités et nos inclinations) de limiter le nombre de ces animaux produits industriellement en les stérilisant et de leur offrir la chaleur d’un foyer et l’amour que l’on peut donner. Pour que leur mise au monde absurde et égoïstement désirée par quelques humains prenne un semblant de sens.

Certains me diront qu’avoir des animaux est un acte égoïste, je répondrai : et alors ? égoïste ne signifie pas : à sens unique. J’irais même plus loin, je me sens mal quand j’entre chez quelqu’un qui vit seul, sans animaux, ça me gêne énormément, trop d’humain c’est tellement froid, il manque le pendant et l’équilibre de la liberté animale. Ce n’est pas que j’ai changé d’avis d’un paragraphe à l’autre, non je pense intimement que la domestication est un outrage, en revanche si je vivais dans un monde vegan je militerai pour une domestication réciproque, comme un homme choisit sa femme (ou la femme son homme, ou l’homme son homme, ou la femme sa femme, etc), je trouverai cela tout à faire logique et sain que des relations d’amitié se créent tout simplement entre un humain et un animal non humain, mais il y a encore bien des structures psychologiques et sociales à détruire avant d’en arriver là. Pour l’instant tout ce sur quoi nous pouvons agir c’est sur la réduction des crimes sur les animaux et sur l’amélioration du bien être de ceux qui ont survécu.


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