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Le militantisme est ingrat

12 novembre 2009

Le terrain militant est un marécages de larmes.

Il y a ceux qui pleurent la souffrance des animaux, mais il y a surtout ceux qui répandent des torrents de larmes sur leur propre condition.

Ceux qui pleurent les amis qui ne les comprennent plus depuis qu’ils ont choisi le végétarisme, ceux qui se plaignent des moqueries de leur famille, ceux qui ont le coeur gros des remarques entendues sur un stand, dans la rue, sur un site internet.

Non le monde n’est pas contre nous, le monde, ceux qu’on appelle par facilité « les gens », s’en fout royalement de ce qu’on bouffe et du sens que l’on donne à notre existence. S’ils nous moquent, ce n’est pas pour nous faire mal, c’est pour se donner une contenance, un sens à leurs choix ou non choix. Nous ne sommes que du décor à leurs yeux, et c’est très bien ainsi, pourquoi changer ? La vie de Maurice n’est pas la mienne et je ne vois aucune raison d’intervenir dans l’existence de Germaine.

S’il y a un problème, et un seul, ce n’est pas entre Maurice et moi. C’est dans cette même indifférence qu’il répand allégrement dans le sort des animaux qui sont torturés pour remplir sa panse. Là, oui, il y a un problème. Pas le mien ! Non ! Celui des animaux. Nous on vit, nous on construit notre existence, eux ils n’ont pas le choix : on les fabrique, on les élève et on les détruit.

Maurice est accidentellement né en humain, moi aussi, on n’y peut pas grand chose, c’est un fait, pourtant nous sommes de la même race et nous pouvons communiquer. Et disons le clairement, on n’a rien inventé de mieux pour diffuser nos connaissances et nos sentiments que la communication. Alors profitons en.

Tous les jours, nous cherchons à transmettre des messages, à convaincre ceux que nous rencontrons du bien fondé de nos idées. Et je ne parle pas de végétarisme ici, mais plus bêtement du sens de notre existence. Nous passons notre temps à semer des graines, vite envolées souvent, dans le cerveau fertile de nos interlocuteurs.

Militer, ce grand mot à la con que certains arborent fièrement et que les autres abhorrent piteusement, militer donc ce n’est rien d’autre qu’un amoncellement de cerveaux orientés par un même courant de paix vers le même point, une sorte de totem merdeux fourré d’orgueil et du besoin d’avilir. Parce que oui quand la merde est assez dense, le pied peut tenir dessus, et on peut ériger de véritables montagnes.

Je ne suis pas militant, je fais mon devoir. J’irai même jusqu’à dire que la fierté et le plaisir devraient être remisés au seuil, nous sommes des avocats, nous oeuvrons pour la justice de tous et non pour défendre des intérêts particuliers.

Toi qui penses trouver l’amour, des amis ou la résolution de tes névroses dans l’engagement militant, continue ton chemin, tu n’es pas à ta place. Ou plus sainement encore, remets toi en question.

Je rappelle encore une fois l’objectif : briser les chaines une bonne fois de ces milliards d’animaux assassinés en vain chaque année.

Je rappelle qu’une activité qui engendre la souffrance et la mort d’autres êtres sensibles, quand ce n’est pas une nécessité de survie pour celui qui la pratique est un crime.

Nous sommes donc en face d’une aberration sociale, un appel au meurtre accepté, généralisé et régi du plus haut au plus de la société humaine.

Chaque humain qui atteint un niveau basique de conscience de soi – cette abstraction indéfinissable et pourtant une nécessité pour l’essor des grandes civilisations – comprend l’importance de sa propre vie, comprend qu’il n’est rien mais que sans lui la société n’est pas. C’est à nous, pitoyables missionnaires, d’expliquer avec des mots clairs à nos contemporains, qui ne sont pas plus stupides que nous, ce qu’ils ont à gagner à élargir cette notion de société, du respect de chaque individu, à tous les êtres sensibles, et plus largement encore à tout ce qui est. Car nous vivrons mieux chacun d’entre nous quand chacun d’entre eux vivra mieux, parce que c’est à nous d’enseigner que notre « nous » actuel est trop étroit, catonné qu’il l’est dans la simple race humaine, dans notre pays, dans notre ville, dans notre communauté, dans notre famille. « Nous » doit devenir le monde. Une vraie pensée englobante et généralisée. Celui qui tue une part de ce que je suis se tue lui même, c’est la seule et vraie règle qui pourra propulser notre monde vers le respect de tous et vers un progrès, enfin, moral.

Et pour l’instant, il n’y a pas de question à se poser. Si le monde est injuste, le monde c’est nous, c’est nous qui le changerons en nous changeant nous même, c’est simplement notre devoir, pourquoi continuer les lamentations ? L’avenir est dans nos mains et dans notre voix. On est si seuls et tellement nombreux.


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